"On ne fait pas un voyage. Le voyage nous fait et nous défait, il nous invente."(David LE BRETON)

Bonjour à tous, Bienvenue sur notre blog de voyage, qui fait office pour l’occasion, de blog de mariage également. Vous trouverez différentes rubriques sur notre mariage (Lieux du mariage, Solutions d’hébergement, Idées de visites touristiques pour vos vacances), ainsi que notre liste de mariage. Comme pour le voyage, nous avons décidé de constituer notre liste par nous-même. Vous verrez qu’il y a beaucoup de choix, que la liste est étoffée, car voici presqu’un an que nous sommes revenus vivre en métropole et tout reste à faire côté installation « matérielle »...Vous avez donc la possibilité de nous offrir ou de participer à un ...

jeudi 22 décembre 2011

Huaraz et la cordillera blanca


Du mercredi 14 au vendredi 16 décembre

Huaraz est situé dans une vallée entre la cordillère noire et la cordillère blanche. La cordillère noire est appelée ainsi car contrairement à sa voisine blanche, elle n’est pas couverte de neige et conserve donc ses couleurs austères émanant des couleurs de ses roches.

La cordillère blanche est  composée de nombreux pics de plus de 5 000 mètres, dont le plus haut (Huascaran) culmine à 6 768m. Certains pics sont de toutes beautés. Paramount, la célèbre maison de production de film américain utilise l’image de l’Artesonraju pour son logo.

Huaraz en soit n’est pas une jolie ville. A 3 090 m d’altitude, la ville a subi de plein fouet un terrible tremblement de terre en 1970 faisant plus de 80 000 morts dans la vallée. Un désastre humain et urbain qui fait qu’aujourd’hui la ville a recréé du fonctionnel, sans penser à l’esthétique. Ca ressemble, dans une moindre mesure à Kathmandu, en plus petit et en plus propre tout de même…


Pour notre séjour dans la région, la grande inconnue fût au niveau du temps : on est en saison des pluies et quand ça se met à tomber, c’est du sérieux. Comme en Calédonie ! On sait quand ça commence, mais pas quand ça s’arrête. A tel point que les agences de tourisme ont presque toute porte close. Difficile d’aller à la pêche aux informations. Soit les prix sont hallucinants car ils n’ont personne et chargent donc le prix maximal pour un tour avec seulement 2 touristes, soit ils refusent tout simplement toute prestation. On se tâtait pour le trek de 3 jours de Santa Cruz, mais avec la météo instable, on est resté sage et avons opté pour l’option sur la journée de la lagune 69, assez renversant ! Au fait, savez-vous d’où vient ce nom ? On a entendu pas mal d’hypothèses et vous avez surement la vôtre ?! On vous écoute !

Bref, nous voilà debout à 5h00 du matin pour prendre les transports « colectivos » par nous-même. 2 heures et demie plus tard, on attaque le trek avec une pointe de soleil. Seulement 2 heures de montée dans un superbe panorama sur le chemin, pour finalement apercevoir la lagune 69, couleur turquoise, sous un beau soleil. On est à 4 750m tout de même…











Le temps de pique-niquer, ça se couvre et ça commence à tomber. Il est temps de refaire son sac et repartir en sens inverse. Il ne fait pas bon d’être lent en marche à pied aujourd’hui. Les retardataires arrivent sous la pluie et ne verront pas grand-chose, si ce n’est le niveau d’eau de la lagune qui monte doucement avec les averses de plus en plus fortes et les nuages noirs qui s’accumulent sur le glacier surplombant la lagune.
Le retour se fera au pas, sans encombre.






On prépare la suite de notre voyage au Pérou et on commence à se pencher sur notre avenir, à terme ! Ça gamberge…

On a été mangé dans une crêperie tenue par un Français, Patrick, au centre de Huaraz. Courageux le garçon car ça fait tout de même 25 ans qu’il est dans ce bled, assez perdu, en altitude. On admire !

On admire aussi Barbie qui s'adapte aux différentes civilisations!
Cette nuit, encore un bus de prévu pour aller à Trujillo sur la côte. Il fait trop froid ici, on se casse…lol

mercredi 21 décembre 2011

Lima


Du dimanche 11 au mardi 13 décembre

Lima est la capitale du Pérou. Cette ville tentaculaire regroupe plus d’un tiers de la population du pays. Située sur la côte pacifique au centre ouest du pays, la ville a été fondée par les espagnols, Francisco Pizzaro en particulier, au XVIème siècle (1535).  La ville n’est pas belle en soit, mais il faut préciser qu’en 1746, la ville a été complètement rasée par un terrible tremblement de terre. Il y en a régulièrement, comme tout le long de la cordillère des Andes sur la côte pacifique (tel, Santiago par exemple).


Lundi midi, nous retrouvons Sébastien et Fanny que nous avions rencontrés au Machu Picchu. La famille de Sébastien habitant dans le quartier huppé et touristique de « Miraflores », nous les rejoignons pour un déjeuner très sympa (« un ceviche » notamment) et une boule de glace en prime ! Cool …

Le Parque del Amor

Super centre commercial hypermoderne














L’occasion de gouter au « Inca Cola », cette boisson gazeuse locale que Coca cola n’arrive pas à détrôner ici. Dans le même style, mais version goût « bubble gum… ».



Un petit tour sur la digue le long de la mer. On peut vous dire qu’on ne voit pas grand-chose, la faute à une brume quasi permanente, appelée « la garua ». La ville est parfois entièrement couverte de cette « merde » alors qu’il y fait assez chaud en ce moment !


Pour le reste de notre passage à Lima, on retiendra notre belle étape dans l’hostal espagnol, où l’on prenait notre petit déjeuner en présence d’un ara rouge, de perruches, de tortues terrestres et d’un perroquet. Ce dernier parlait énormément en répétant systématiquement tout ce qu’on lui disait. Tellement bien que le premier matin, Ségo a poussé une gueulante à 6H00 en pensant que c’était une femme qui parlait « bêtement » devant la chambre…




On nous avait dit qu’il ne fallait pas passer plus d’une journée à Lima mais on est finalement resté 2 jours et demi et on peut vous dire qu’on ne s’est pas ennuyé, bien au contraire. C’est une mégalopole dont l’ambiance est sympa contrairement aux dires de certains professionnels du tourisme. Pour peu que vous connaissiez des locaux!

Rayon boucherie du Mercado Central: bonjour l'hygiène et vive les intoxications alimentaires!

Les monuments ne sont  pas aussi anciens qu’ailleurs, mais ça vaut le coup d’être vu. La « plaza des armas » est bien sympa, surtout avec des sapins de noël. L’ambiance est forcément un peu spéciale par rapport à ça! Parfois, on croirait qu’ils organisent un concours de sapin sur la place publique…


La Cathédrale

Le Palais du gouvernement
Plaza Francia
Plaza San Martin

Ce soir, on prend un bus de nuit pour rejoindre la région de la cordillère blanche, à Huaraz exactement. Encore un trajet avec l’excellente compagnie « Cruz del sur » qui font des promos incroyables en ce moment! C’est noël avant l’heure…


Allez bye et bises à tous, Hasta luego !

Pour finir, petite leçon culinaire!
Spécialité nationale: lit de pomme de terre, sauce cacahuète avec morceaux de poulet!Hum...


dimanche 18 décembre 2011

Le fameux Machu Picchu!

Vendredi 09 décembre

Levé 4h30, départ pour gravir les 1716 marches à 5h00 du matin.
C’est long, douloureux et on a eu un temps de merde au départ. La journée ne s’annonçait pas bien, mais Gustavo, un ami de route colombien nous a donné des informations optimistes : « ça va se dégager vers 10h ». Ségo, grande optimiste par nature, n’en croit pas un mot ! En une heure, on est en haut en même temps que les premiers bus de touristes. On a choisi de monter à pied car le bus est assez cher.
Nous voilà arrivés! On garde le sourire! Enfin... surtout JB.


A 7h, s’ouvre la porte donnant accès au Wayna Picchu, mais la pluie est toujours présente. On y fonce tout de même. Le wayna picchu, c’est la montagne acérée, genre pain de sucre, qui se situe sur le fond de la photo cliché du site. Le chemin pour y accéder est beaucoup plus escarpé, assez vertigineux !  « Ségo, concentre-toi sur les marches à 1 ou 2 mètres devant toi »…
On attend 7h pour pouvoir monter!


























A l’arrivée au sommet, le temps se dégage et on a une superbe vue sur l’ensemble du Machu Picchu. La vue est assez étonnante de là-haut !


Avant...
Après le nuage, pas mal du tout!
 
Vertigineuse la descente...
 
Ségo n'aime pas du tout du tout!!!!

Vue sur la Vallée
Un peu d’histoire tout d’abord avec le « pourquoi » d’une telle cité perdue en pleine montagne ? Selon certains archéologues, Pachacutec, le neuvième souverain Inca, ordonna sa construction vers 1438 en tant que résidence secondaire. Comme Versailles pour les rois de France en son temps, en quelques sortes…

Les Incas édifièrent une cité avec une organisation complexe : 1 800 personnes y vivaient, chaque « castes » possédait ses propres quartiers ; les agriculteurs, les prêtres, les intellectuels, les industriels, la maison de l’Inca ou palais royal, l’intiwanata (observatoire astronomique), etc…
Quartier des Prisons
L'astronomie
Et il y avait aussi des miradors, des garnisons, des greniers, des cultures en terrasses, des aqueducs, une prison, etc…


Plus on était riche et important, plus les quartiers étaient disposés vers les sommets. On retrouve donc le quartier des prêtres et la royauté sur les hauteurs !

Comme la devise Inca l’imposait, tout tournait autour de la trilogie composée du soleil, de l’eau et de la terre. Aujourd’hui encore beaucoup de théories tendent à prouver que nombre d’édifices furent construits pour observer les astres et planifier ainsi les travaux agricoles.
Puis en 1534, suite à la chute de Cuzco, la cité fût abandonnée par crainte de tomber aux mains des conquistadors espagnols. La végétation, abondante dans la zone (2000m d’altitude seulement), recouvrit la cité qui resta dans l’anonymat jusqu’à la venue d’un archéologue américain (Bingham) en 1911. Des cartographes allemands avaient bien découvert le site auparavant, mais en ignoraient l’importance et la signification. Un couple d’indiens y avaient élu domicile et y exploitaient les terrasses pour leurs cultures.
Bref, ce site recèle bien des secrets toujours inexpliqués et le lieu, à flanc de montagne, le rend encore plus magique.
On a eu de la chance avec le temps car c’est la saison des pluies et le lendemain n’a pas été une belle journée par exemple. On a aussi eu de la chance côté « touristes » sur le site. En haute saison, plus de 4000 personnes y accèdent quotidiennement, autant dire un massacre. L’UNESCO essaye d’imposer des règles, mais la « vache à lait » est tellement grasse qu’il serait dommage de se priver de tant d’argent pour le gouvernement local. On a entendu beaucoup de « rumeurs » sur une éventuelle fermeture du site, surexploités touristiquement parlant. La montagne s’affaisserait d’un centimètre par an…

Petit conseil pour ceux qui envisageraient le voyage : on est resté toute la journée sur le site et le meilleur moment est en fin de journée.
Plus personne, si ce n’est les lamas qui se baladent dans les ruines (ils ne crachent pas, on a testé !). En plus avec du beau temps, c’est TOP !







On est redescendu à pied en compagnie de 2 français super sympas : Fanny et Seb. Un peu plein les jambes en fin de journée. Après autant de marches, on a bien mérité un petit Pisco Sour dans un bar d’Aguas Calientes…
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Lomo Saltado, plat typique!