"On ne fait pas un voyage. Le voyage nous fait et nous défait, il nous invente."(David LE BRETON)

Bonjour à tous, Bienvenue sur notre blog de voyage, qui fait office pour l’occasion, de blog de mariage également. Vous trouverez différentes rubriques sur notre mariage (Lieux du mariage, Solutions d’hébergement, Idées de visites touristiques pour vos vacances), ainsi que notre liste de mariage. Comme pour le voyage, nous avons décidé de constituer notre liste par nous-même. Vous verrez qu’il y a beaucoup de choix, que la liste est étoffée, car voici presqu’un an que nous sommes revenus vivre en métropole et tout reste à faire côté installation « matérielle »...Vous avez donc la possibilité de nous offrir ou de participer à un ...

jeudi 23 juin 2011

Bilan Tibet

NB: Les photos du Népal et du Tibet ont été mises sur le blog!!
Le Tibet, vaste question ! On pense tout de suite à « Tintin au Tibet », au film « 7 ans au Tibet » avec Brad Pitt et à l’épisode du « Free Tibet » des JO 2008 à Pékin, mais aussi au Dalaï-lama, exilé en Inde…
Bref, nos connaissances sur ce pays (ou plutôt cette région chinoise ?!) sont limitées avant de venir le visiter.
Durant 7 jours, nous aurons donc sillonné le Tibet, région grande comme 2 fois la France et peuplée d’environ 1,5 millions de Tibétains (chiffre non-officiels, car les chiffres donnés par les autorités chinoises incluent les migrants chinois de plus en plus nombreux, colonisation oblige ou plutôt, la meilleure arme pour noyer la culture Tibétaine). Nous n’avions pas beaucoup d’apriori avant de venir ici, mais le constat à la sortie est dur.
Le Tibet, c’est un mélange de génocide culturel et humain. Un néo-zélandais, Bryan, 42 ans, ayant passé 6 semaines avec les moines bouddhistes à Dharamsala, lieu de résidence en Inde du Dalaï-lama, nous racontera les témoignages de moines exilés, réfugiés depuis 1959, date d’arrivée des chinois à Lhasa. Nous aurons vu de nos propres yeux, l’oppression chinoise, comparable à une armée d’occupation en temps de guerre. Check point aux entrées et sorties de chaque villages, censure (impossible d’avoir accès à Facebook et à notre blog), vérification des passeports, visas et des « laissez passer » à répétition et voyage en groupe obligatoire. (Le voyage individuel n’est pas possible au Tibet. Il est obligatoire de passer par un groupe touristique au sein d’agences agrées par les autorités chinoises. Liberté de circulation oblige !!!).
Des étudiantes chinoises en sciences politiques rencontrées dans un restaurant de Lhasa nous définiront ces méthodes comme un moyen de « stabiliser le peuple… »! Les pauvres ont subi un vrai lavage de cerveaux… Il faut aussi noter que le Tibet est régulièrement fermé et ce, sans préavis. Le linge sale est tellement plus facile à laver en famille, sans témoins ! La seule date fixe de fermeture annuelle, c’est à partir du 20 juin, et ce, jusqu’au 20 juillet, le Tibet est fermé car c’est l’anniversaire de la révolte des moines tibétains.
Nous passerons les histoires sordides entendues ici au Tibet : emprisonnement arbitraire, torture, exécution de moines tibétains, destruction de monastères …
Bryan enseigna l’anglais à un moine fraichement exilé en Inde. Ce dernier avait écopé de 6 ans de prison pour avoir manifesté contre le régime. Son frère aura écopé de 13 ans car il avait un panneau dans les mains. Selon les chiffres donnés par le Dalaï-lama en exil, plus de 20 000 moines tibétains ont été exécutés. La plupart des monastères ont été rasés (environ 2000). Les monastères que nous avons visités sont aujourd’hui vides. Seuls subsistes quelques moines choisis par le régime chinois. D’ailleurs, des quotas ont été mis en place par ces derniers pour éviter tout mouvement de révolte.
Le point d’orgue de cette oppression, c’est l’impossibilité pour les Tibétains d’obtenir un passeport. Preuve est faite que la situation dans cette région est désastreuse. Si seulement, les Tibétains n’étaient pas traités comme des citoyens de seconde zone !!! Un dernier point qui démontre le malaise ambiant, c’est l’omniprésence militaire. A Lhasa, on croise des militaires à chaque coin de rue, en faction. D’autres patrouilles à travers la ville et l’on aperçoit les tireurs d’élite sur les toits. Certains militaires sont en civil et les espions ne manquent pas non plus ici.
Finalement, notre visite comme celle d’autres touristes, sera une bonne chose pour la cause Tibétaine. Le Dalaï-lama souhaite développer le tourisme car c’est sa meilleure arme pour sauver son peuple. Mais son exil, loin de son peuple et son âge avancé présagent un avenir sombre et obscure !
Le seul point positif de la présence chinoise dans la région, c’est le développement économique et les belles infrastructures. Le Dalaï-lama lui-même reconnait ces avancées matérielles et s’en félicite. Ses demandes actuelles sont modestes : accéder à l’autonomie et non à l’indépendance et que son peuple soit respecté et considéré d’égal à égal avec le reste de la population chinoise.
Pour finir, un petit mot sur l’histoire du Tibet et l’intérêt que lui porte la Chine. Il faut noter que le Tibet, c’est la source de plusieurs gros fleuves d’Asie, tel le Mékong. Il revêt donc une importance géostratégique capitale. En maitriser sa source est un moyen de pression sur tous les peuples en aval qui vivent de ce dernier. Avec la mainmise sur ces sources, la Chine possède un outil de persuasion majeur sur tous ses voisins : Inde, Birmanie, Laos, Vietnam, Cambodge et Thaïlande. Par ailleurs, le sol Tibétain est très riche en de nombreux minerais. C’est donc une manne financière et stratégique cruciale pour ce géant si gourmand, à la croissance folle et aux besoins démesurés.
Le Tibet peut nourrir des regrets car il n’a pas su faire ce que certains de ses voisins ont fait, tel le Népal. Savoir s’unifier et s’ouvrir au monde. Le Tibet est trop longtemps resté renfermé sur lui-même et n’a pas su évoluer avec son temps. Les incessantes querelles internes ont miné son développement et à l’arrivée des chinois, c’était un pays extrêmement pauvre et encore féodal qui survivait…
La dernière remarque va au peuple Tibétain, le plus fascinant et souriant d’entre tous ceux visités jusqu’alors ! Comment peut-on garder autant le sourire dans une telle misère ?! On y réfléchit encore…
Une demande urgente est donc envoyée à « Amnesty International » via Aymeric pour venir voler au secours de nos amis Tibétains ! Voilà, c’est fait…

jeudi 16 juin 2011

From Hong Kong with love!

Nous profitons d'être bloqués à l'aéroport d'Hong Kong pour poster un dernier article sur le blog car après, on repasse en zone "censurée"!
En tant que Français, nous avons eu le droit à un traitement de faveur. Toujours "black-listés" pour nos positions sur le Tibet (épisode des JO 2008 à Paris), notre visa n'a pu être fait qu'en 4 jours, contre 1 pour les autres nationalités et avec un tarif spécial, surcôté, svp!
Finalement, nous avons passé 4 superbes journées à Hong Kong. Véritable bulle libérale dans cet océan de pseudo-république populaire... Nous voulions aussi voir Macao, mais le temps joue contre nous et nous devons vite partir sur Beijing pour le visa Mongole.
Ca a été l'occasion de revoir un cousin "Roger", Cyrille, qui habite depuis 6 ans sur place. C'était un plaisir, surtout qu'on ne s'était pas vu depuis 15 ans environ!
Durant ces 4 jours, on a profité de cette superbe ville, mégalopole grouillante de vie au bord de mer, morcelée en différentes îles aux reliefs escarpés. Les grattes-ciels se font concurrence vers le ciel et on se demande où s'arrêtera les défis surréalistes.
Il y a aussi un melting pot plutôt impressionnant, regroupant, chinois bien sûr, mais aussi occidentaux (anglais en particulier, vu que c'est re-devenu chinois depuis 1997 seulement!) et asiatiques en général! On ressent bien le style anglo-saxon (conduite à gauche par exemple, au contraire de la Chine). Et il faut traverser la frontière entre Shenzhen et Hong Kong comme une autre frontière internationale, ce qui en fait une région "autonome" (pendant encore 36 ans seulement!).
Côté ville, Ségo a fait du shopping comme dans une grande ville à des prix plus qu'abordables et je me suis acheté un genre d'Iphone version Samsung. Super et 30% moins cher qu'en métropôle.
Apparemment, le concours "Fan bloggers" passionne les foules et c'est tant mieux! Pour l'instant la Calédonie est en position de force (Gaël et Aurélie et FTD)...
On s'en amuse bien et les cadeaux seront à la hauteur de la participation, parole de tourdumondistes!
Gros bisous et à bientôt en Mongolie d'ici une petite semaine.
Ségo&JB

PS : première fois qu'on se pointe à l'aéroport sans billets. Heureusement qu'on a trouvé une compagnie low cost (spring airlines) qui avait plus de 5 heures de retard car les autres compagnies dites "classiques" sont de mèche pour éplucher les touristes retardataires que nous sommes, nous réclamant 200% du prix normal, "tarif aéroport"!!!
Nous payerons finalement l'équivalent de 100€ (en HK$) pour un vol jusqu'à Shijiazhuang à quelques 500 petits kms de Beijing 'où nous prendrons un bus, puis un train dans la nuit.
PS2 : Les photos arriverons en même temps que nous en Mongolie!lol


mercredi 15 juin 2011

Organisation du concours « fans bloggers »

NDLR : Nous avons eu l’idée d’organiser un concours pour nos fans ! Les cinq meilleurs bloggers seront récompensés par un souvenir de notre tour du monde. On a déjà trouvé un super premier cadeau qu’on portera pendant 2 mois dans nos sacs ! Le premier aura le choix du cadeau et ainsi de suite. Nous entendons par « blogger », les meilleurs participants ayants posté le plus de commentaires.
Classement provisoire :
1 – Seb ROGER, alias Kitty la terreur ou encore SAM !
2 – Gaël et Aurélie
3 – JC ELLUIN, signé papa, le fan club compiégnois
4 – Fred et Fabienne, alias FTD !
5 – ?, c’est serré et ça reste à définir…
Ce classement est évidemment provisoire et peut bouger à tout moment. Allez les bloggers, on compte sur vous !

dimanche 12 juin 2011

7 jours au Tibet

Du mardi 31 mai au mardi 07 juin
NDLR : Suite aux mesures de « contrôle de l’information » ou censure de nos amis chinois, notre blog (et facebook) est inaccessible depuis notre arrivée au Tibet et en Chine. On a pu poster ces premiers articles depuis Hong Kong, dernier îlot de liberté. Le reste (les photos et autres articles de Chine) et notamment le terrible bilan du Tibet viendront plus tard, lorsque nous serons hors de Chine. Nous avons dû changer nos plans puisque notre prolongation de visa vient de nous être refusée à Shanghaï.
La journée de transfert entre Katmandu et l’entrée du Tibet commença mal. 2 morts sur la route juste avant la frontière. Les cadavres encore chauds des victimes Népalaises sur la route nous ont refroidis. Le chauffard s’est enfuit en courant. Son camion sera brulé sous nos yeux par des riverains. Nous devons faire demi-tour pour prendre un chemin de traverse qui nous fera perdre 2 heures.
Vint ensuite le spectacle, mi-stressant, mi-amusant du passage d’une frontière terrestre d’Asie. Et là, le show militaire chinois commença ! Fouille intégrale individuelle des sacs. De l’autre côté du pont de l’amitié, la différence entre le monde Népalais et Chinois est frappant. On passe de la désorganisation (pour ne pas dire le bordel total) et la saleté à l’ordre et la discipline, côté chinois.
A tel point que le seul but de la fouille est la recherche de livres et en particulier le « Lonely planet » Chine. La censure marche à plein tube. Ségo aura des sueurs froides car son sac contient le fameux livre « anti-régime ». Par chance, le douanier chinois n’a pas fouillé au bon endroit. Le ton est donné !
Le soir, nous dormons à Nyalam, à 3750 mètres d’altitude. Nous faisons peu à peu connaissance avec le reste du groupe. Nous sommes 12 personnes au total : 2 allemands, 2 hollandais, 1 israélien, 2 néo-zélandais, 2 chinois et 1 américain. Tous assez jeunes, l’ambiance est bonne. Mais déjà, les premières victimes du mal des montagnes sont à déplorer. Le jeune chinois de Macao est à l’oxygène pur car son état est préoccupant. En général, dans ce cas-là, la personne doit vite redescendre, mais ici, c’est impossible car tout est au-dessus de 4000m. Il luttera ainsi plusieurs jours avant de refaire surface vers la fin du séjour, lorsque ses globules rouges seront en nombre suffisant…
Défilé d'école

Le lendemain, mercredi 1er  juin, nous passons les premiers cols en mini bus : Lalungla à 5050 m, puis le Gyatso La à 5248m. La vue sur la chaine himalayenne est sublime. Nous sommes entourés de sommets enneigés qui culminent à plus de 8000m. C’est le toit du monde, il fait froid! Pour le moment, le Tibet, c’est surtout des panoramas à couper le souffle. On passe de vallées en vallées, plus ou moins désertiques et arides et chaque col est un spectacle à lui seul. Nous aurons le privilège d’avoir une vue dégagée sur le mont Everest (8850m), le plus haut sommet au monde.

1ère passage Lalungla



Maison Traditionnelle Tibétaine

Les grandes étendues tibétaines, un régal!!
Le fameux Mont Everest!!

JB vous le montre du bout du doigt

Lors du Second Passage, gros plan sur les drapeaux de prière.

Nuit à Lhatse à 4050m d’altitude dans une étable. Ça sent le yak et les draps n’ont pas dû être changés depuis une éternité. Vivement, le lendemain car ça fera 3 jours sans se laver. Même s’il fait froid, ce n’est pas une raison dirait maman !lol

Nos "hôtes" très accueillants et trop mignons!
Ce jeudi 2 juin, direction Shigatse, seconde ville du Tibet. Après un gros col et trois heures de route, nous voilà arrivés à bon port, toujours à 4000m d’altitude. Le Tashilumpo Palace est le lieu de visite incontournable. C’est la résidence du Panchen Lama, seconde figure spirituelle du pays après le Dalaï-lama. C’est un lieu de pèlerinage pour beaucoup de Tibétains.
Les femmes marchant en faisant tourner leurs rouleaux de prière
Vendredi 3 juin, 2 heures de route pour se rendre à Gyantse. Cette petite ville a été particulièrement préservée de la « révolution populaire rouge ». Elle a su garder son style d’antan. On y visite son Pelkhor Chode Temple et la « Kumbum Stupa », la plus importante du Tibet. Nous avons assisté à la construction de Mandela, ces fameuses mosaïques de sable colorés que préparent les moines à l’occasion de festivals et qu’ils détruisent juste après pour montrer leur détachement au monde matériel, (n’est-ce pas padre !!!).

A l'entrée du temple


Fabrication d'un Mendala pour une fête religieuse
Pélerinage au sein du temple autour de la Stupa.

L'impressionante "Kumbum Stupa"

Samedi 4 juin, direction Lhasa, via le lac de Yamdrok. Nous passerons deux cols à 4750m (Kampa La) et le Karo La à 5010m. Le glacier de Kharolaglacier est impressionnant, tombant sur la vallée tel un ogre !
Vu sur le Yamdrok Lake
Kharo La Glacier
L’après-midi, passage sur les berges du lac Yamdrok. Ce lac aux multiples reflets bleus, verts et turquoises est particulièrement joli. Nous y avons fait un concours de ricochets comme des gamins. Trop top !!! Arrivée à Lhasa, capitale du Tibet. On rentre presque dans une base militaire !

Dimanche 5 juin, visite du célèbre Potala Palace, véritable chef d’œuvre architectural. Lieu de résidence des différents Dalaï-lamas, jusqu’à l’arrivée des chinois.  Ce dernier est aujourd’hui un haut lieu symbolique de la culture Tibétaine. Un premier palace fût construit sur le site au VIIème siècle.  La structure actuelle fût construite sous le règne du 5ème Dalaï-lama en 1645. Ce complexe de 130m de hauteur, compte plus de 1000 pièces. La partie rouge (Marpo Ri) était réservée pour la religion et la partie blanche pour la politique. Le Dalaï-lama est (ou plutôt était) le chef religieux et politique du pays. Préservé pendant les périodes de troubles, ce dernier a toutefois était vidé de son contenu, les chinois considérant le Dalaï-lama comme un ennemi prioritaire !
Notre chambre à Lhassa, style tibétain

Le Potala Palace

Vu du Potala Palace, le communisme est bien présent

L’après-midi, visite du Jokhang Temple. Ce temple, érigé par le roi Songtsen Gampo au VIIème siècle est le plus haut lieu de pèlerinage bouddhiste du Tibet. On y vient en rampant des quatre coins du pays. Le pèlerinage peut ainsi durer plusieurs mois, le long des routes tibétaines. Ce dernier termine autour du temple, dans le sens des aiguilles d’une montre.
Les principales artères du quartier tibétain de Lhassa


Terrasse du Jokhang Temple


Vu de la terrasse du temple

Nous partirons ensuite au « summer palace » ou Norbulingka, lieu de résidence d’été des Dalaï-lamas. Le XIVème Dalaï-lama, s’enfuira en secret en mars 1959 lors de l’arrivée des chinois à Lhasa. Les Tibétains ayant senti un éventuel complot contre lui, s’amasseront devant l’entrée pour protéger sa fuite vers l’Inde.

Le "Summer Palace"


Ce lundi 6 juin, dernier jour de visite. Au programme, deux monastères à l’extérieur de Lhasa. Ces derniers abritaient autrefois (avant l’arrivée des chinois), plus de 7700 moines (Drepung) et 5000 (Sera). Aujourd’hui, ces derniers sont toujours en activité, mais le nombre de moine a littéralement fondu. Moins de 600. Ces derniers représentent une menace pour le régime en place puisque la révolte des moines de 1959 a débuté à Drepung même.
Les cours des moines tibétains
Après un petit tour au marché pour acheter des rouleaux de prières tibétains, nous passerons une dernière soirée en groupe avant de partir chacun, le lendemain, vers différents horizons. Pour nous, ce sera Shanghai directement par train. 50 heures de trajet dans le train le plus haut du monde qui passe notamment par un col à plus de 5000m (Tanggu-la à 5072m).
Mardi 7 juin, départ à 11h25 de la gare de Lhasa. Le train, très propre au départ, est moderne. La ligne, ouverte en 2006, est une prouesse technique qui prouve ce que les chinois sont capables de faire aujourd’hui. A l’intérieur, c’est neuf et les cabines sont mêmes approvisionnées à l’oxygène. Nous aurons l’occasion d’aller manger comme à la belle et grande époque en France dans le wagon restaurant, assis à une belle table. La nourriture n’est pas terrible, c’est le seul bémol. Enfin, ça nous donne une idée de ce que devait être le luxe connu de nos aïeux ! L’arrivée à Shanghaï a été difficile. Notre passage au BSP (Bureau de Sécurité Publique) se solde par un échec. Nos amis chinois refusent de nous prolonger notre visa car c’est un visa de groupe, pourtant obligatoire pour passer au Tibet. « C’est la procédure » nous répèteront-ils !

La gare de Lhassa

Nous voilà donc obligés de trouver une solution de secours pour sortir à temps de Chine. Aller à Séoul, Tokyo ou Hong Kong. Nous opterons pour la dernière solution, moins coûteuse !

Bilan Népal

Le Népal a trois parties distinctes.
La partie sud, le teraï, est une région tropicale, sans relief. C’est la continuité de l’Inde en quelques sortes. D’ailleurs, ses habitants ressemblent à des Indiens et l’on ressent fortement que l’Inde est à proximité.
La partie centrale, plus en relief (Katmandu – 1300m) est composé de vrais « Népalais » pur souche et ils se revendiquent comme tels. Culturellement, on y ressent le carrefour de civilisation entre Hindouisme et Bouddhisme.
Enfin, la partie nord, très montagneuse (chaine himalayenne regroupant tous les plus hauts sommets du monde) est majoritairement composée de Sherpas, Tamang (ethnies des montagnes)... On n’imagine pas avoir autant de diversité en un si petit espace…
La cohabitation n’est pas simple (dixit Christophe, un français installé depuis 15 ans ici) et nous avons pu apercevoir pendant notre séjour que chaque ethnie joue des coudes pour s’imposer. Nous avons eu 5 jours de grève, et la situation laisse perplexe (ils attendent une constitution depuis 2 ans). Le système de caste est bien ancré et les locaux sont très durs entre eux. Le pays reste très pauvre. Cependant, son ouverture au tourisme accélère sa croissance et donne des signes d’espoir. Les Népalais considèrent les touristes comme des rois !
Personnellement, nous avons eu un coup de cœur pour sa partie montagneuse et en particulier le trek au Langtang. Le Népal est incontestablement le pays des trekkeurs. Ses Sherpas et autres Tamang sont de vrais spécialistes des montagnes. 
Par contre, Katmandu ne restera pas dans nos mémoires si ce n’est pour les bons moments que nous avons passé en compagnie de Noémie et Julien à la Yellow GH !

Katmandu et sa vallée

Du vendredi 27 au lundi 30 mai

Après être revenus de trek, la fatigue s’est laissé sentir. Surtout les pieds et les genoux pour Ségo ! Nous passerons ces 4 derniers jours avec nos compères : Noémie et Julien. Des temps de bonne bouffe seront donc au rendez-vous. Et oui, dans Thamel, le quartier touristique de Katmandu, on trouve de tout, notamment de très bonnes boulangeries. En Tour du Monde, un unique pain au chocolat peut faire rêver ! On s’est fait des apéros fromage (au lait de Yak, acheté pendant le trek) et vin rouge, certes pas très bon pour ne pas dire de la piquette mais du vin quand même !!!


Durant ces 4 jours, nous avons donc visité Katmandu et sa vallée.  Durbar square, le vieux quartier historique de Katmandu, mais aussi Patan, Swayambhunath et Bodhnath.
Samedi, nous commencerons par Swayambhunath, surnommé « Monkey temple » (temple des singes) qui est un haut lieu du bouddhisme népalais. Situé sur le sommet d’une colline à l’est de la ville, un grand stupa blanc décoré avec les yeux de bouddha domine le complexe. De là, la vue sur la vallée de Katmandu est superbe.



Les rouleaux de prière autour de la Stupa.
Il faut toujours tourner dans le sens des aiguilles d’une montre autour du stupa. C’est pour ton karma ! L’odeur de l’encens et des lampes à beurre apportent une touche particulière au site. Et comme son nom l’indique, des singes (assez laids d’ailleurs) fréquentent le site en nombre. On assiste aux innombrables chamailleries et bagarres de ces derniers avec amusement !
Puis direction Patan, au sud, à l’extérieur de la ville. Son « Durbar Square » regroupe différents temple dans un petit périmètre. L’ensemble est très joli et permet d’avoir un aperçu sur ce qu’était la ville avant le grand séisme de 1934 qui l’a rasée.


Enfin, nous avons conclu la journée par Bodhnath (ce qui signifie Bouddha). Gigantesque stupa blanc à l’est de Katmandu. La vie du quartier autour du stupa est grouillante.


Lundi matin, nous nous sommes promenés à pied de Thamel à Durbar Square. Cette fois-ci, celui de Katmandu. C’est amusant car l’on traverse des quartiers en passant devant des temples et en assistant à la vie locale (boucher, dentiste, antiquité, …). Ainsi, chaque quartier a sa spécialité.

Les magasins de cuivre

1ères fenêtres vitrées de Kathmandu


Le quartier de Durbar Square à Katmandu est très esthétique. Il regroupe l’ancien palais royal, mais aussi une multitude de plus ou moins gros temples dans un très petit périmètre comme à Patan. Le reste de Katmandu est assez moche, grouillant et sale !


L’après-midi, nous devrons courir à l’agence pour notre voyage au Tibet, puis au bureau d’immigration (qui a déménagé !) pour sortir du Népal sans soucis. Et oui, nous partons demain pour le Tibet et notre visa Népalais est périmé depuis hier soir minuit. Nous pensions payer uniquement une amende comme en Thaïlande. Et non, les messieurs de l’immigration ne veulent rien entendre et nous ferons payer une prolongation de visa de 15 jours à 30 USD, et cela pour 2 jours de dépassement ! Ça fait chère la journée ! Bref, c’est la petite pointe amère après un séjour magnifique !